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Supreme Power : les héros sulfureux de Straczynski

Rubrique Dossiers
Publié le dimanche 1er avril 2007 par Cyril Durr
MAJ dimanche 1er avril 2007 à 14h30min
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La sortie du tome 7 de la version française de Supreme Power permet de faire le point sur une série qui a renouvelé des personnages peu connus du grand public et s’est imposée comme une valeur sûre parmi les productions Marvel actuelles.

Mais revenons d’abord sur l’idée de départ : remettre au goût du jour les personnages du Squadron Supreme. La mission est confiée à J.M. Straczynski pour le scénario et Gary Frank pour le dessin. L’action se situe non pas sur la terre 616 (l’univers Marvel classique dans lequel évoluent X-Men, Vengeurs et autres Fantastiques) mais dans un monde parallèle, ce qui permet de s’affranchir de toute continuité et d’attirer de nouveaux lecteurs. Pour les héros, s’ils vous rappellent étrangement certains personnages de chez DC Comics, ce n’est pas un tour que vous joue votre imagination, c’est clairement voulu. Hyperion est ainsi une sorte de Superman, Nighthawk ressemble fortement à Batman, le Dr Spectrum est inspiré de Green Lantern, etc. Évidemment, le tout est si appuyé qu’il faut y voir plus une sorte d’hommage qu’un réel plagiat. Cette façon de s’inspirer des productions de la concurrence est d’ailleurs une pratique courante chez les deux géants des comics.

La série, publiée dans la collection Max, un label clairement axé adulte, donne résolument dans le réalisme, la violence, le cynisme même parfois. La politique et l’actualité ne sont pas laissées de côté non plus puisque, rapidement, le gouvernement américain va tenter de contrôler ces surhumains qui constituent un nouveau type d’arme. C’est ainsi que le groupe sera amené à intervenir en Afrique ou encore au Moyen-Orient.

Les personnages sont tous clairement intéressants et habilement développés. Certaines mini-séries, en marge de l’histoire principale, reviennent d’ailleurs sur le passé de ceux-ci et permettent de rendre les protagonistes principaux plus profonds. Dernièrement, avec les tomes 6 et 7, l’on a pu voir surgir de nouveaux héros, certains étant d’ailleurs très éloignés du stéréotype du genre, comme notamment Emil Burbank, un génie délicieusement odieux ou encore Raleigh Lund, un inébranlable colosse particulièrement demeuré. Les personnages féminins ne sont pas en reste puisque le dernier volume en date consacre une large place à Edith Freiberg, une jeune femme plus fragile que ne le laissent supposer ses pouvoirs et son attitude.

Accessible même aux non-habitués du riche univers Marvel, Supreme Power est une série moderne, efficace et joliment dessinée qui devrait même accrocher les réfractaires au genre super-héroïque.

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