La petite ville de Sorgues dans le Vaucluse accueillait pour la première fois de son histoire une grande manifestation autour de la pop culture. A l’instar du célébrissime Comic Con, un collectif de vauclusiens passionnés ont choisi cette cité du Sud pour réaliser une manifestation à échelle humaine et de permettre ainsi aux plus grand nombre de connaître la joie des conventions, sans pour autant faire des centaines de kilomètres. Les instigateurs de ce Comics Games, premier du nom, ont réalisé un véritable exploit en l’organisant en un temps limité afin de montrer aux collectivités leurs sérieux et le potentiel de leur rassemblement. Et le moins que l’on puisse dire c’est que David Cayuela et Patrick Berluti ont réussi leurs audacieux pari.

JPEG - 1 Mo
Très eighities, le cosplay Ghostbuster !

Cette première édition est une réussite, ils ont su parfaitement faire vivre leurs manifestations avec un programme riche et varié. Ce festival ne se contente pas d’être un supermarché pour geek, en faisant la part belle aux dessinateurs et illustrateurs afin qu’il puisse montrer leur travail et ainsi rencontrer leurs publics.

Yannu’ est un jeune auteur avignonnais dessinant depuis toujours. Il a pu faire découvrir lors de cette manifestation son univers à travers sa bande dessinée Vivement la mort. Cet auteur atypique, et sympathique, est à l’origine d’un album au concept unique puisqu’il est fait en public chaque semaine permettant d’être au plus près de ses lecteurs.

Julien Durand quand à lui est un auteur autodidacte plein de talent venu montrer ses illustrations réalisées au feutre. Pour cela, il s’inspire de tout ce que la pop culture fait de mieux le cinéma, le manga, le comics et autres. Cet illustrateur acharné et prolifique a pu, grâce à la manifestation, exposer la majorité de son travail avec plus d’une centaine de dessins.

Guile est un auteur parisien venu dans le sud montrer ses talents éblouissant, ainsi que sa première bande dessinée en avant-première : Le prince de Thémis.
Cet auteur d’une justesse graphique rare à su régaler les visiteurs avec ses commissions somptueuse.

Francis Sapin est venu quand à lui présenter son exposition unique sur les super héros réaliser pour l’occasion.
En effet, cet auteur ayant signé des albums chez Soleil et Delcourt à réussi le challenge insensé de faire une quinzaine d’illustrations uniques sur différents personnages du paysage super-héroïque. Il a su mettre également son art au service des visiteurs en les croquant en super héros.

Grégory Mérono est un passionné de manga des années 90 qui a choisi de passer derrière la table à dessin afin de communiquer son affection pour le personnage de Masakazu Katsura nommé Wingman. Cet autodidacte a dispensé ses illustrations tout au long du festival en montrant ainsi tout son potentiel graphique.

Léa Chaillaud est une jeune illustratrice toulonnaise venue présenté son travail sur différentes figures de la pop culture, notamment des réalisations splendides sur Doctor Who qui ont su captiver les visiteurs.

Les organisateurs n’ont oublié personne, en permettant également aux cosplayeurs de monter leurs costumes lors d’un concours, aux visiteurs de tester leurs cultures sur les génériques de dessin animé ou encore de s’affronter virtuellement sur des jeux cultes. Les programmateurs ont pensé à tout pour combler chaque visiteur et vive une expérience agréable.

Le public a été conquis par cette manifestation faites par des passionnés pour des passionnés. Pourtant, le comics Games première édition n’est pourtant qu’un coup d’essai tant l’ambition des organisateurs est élevée pour la manifestation suivante qui propulsera, à n’en pas douter, ce Comics Game dans la cour des grands.

Galerie
Commentaires
Dans la même rubrique
  • Luc Brunschwig est l’un des scénaristes les plus productifs du paysage de la bande dessinée contemporaine, et son extrême productivité ne gâche en rien la qualité de ses histoires, car ce bourreau de (...)

  • À l’origine de la rencontre avec Benoît Sokal, cette volonté un peu folle : celle de ne l’interroger ni sur Canardo, ni sur le jeu vidéo. Pour le père de l’un et l’expert de l’autre, qui s’est tant (...)

  • Apparues durant la crise de 1929 aux Etats-Unis, probablement imprimés à Tijuana (Mexique), ces petits fascicules de huit pages (d’où le nom de Eight Pagers qu’on leur donne aussi) dépeignent les (...)

  • Voilà ! On y est ! À force de scier la branche sur laquelle nous étions assis, elle a fini par tomber. Aujourd’hui la pollution est telle que tout le monde est obligé de porter des masques à gaz en (...)

  • Délaissée par son mari parti découvrir le nouveau monde depuis plusieurs années, lady Vivian Hastings est restée à Bristol, en Angleterre. Tout bascule le jour où Vivian reçoit enfin des nouvelles de (...)

  • Evincé de son poste de Directeur de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême, l’affaire Gilles Ciment est un véritable feuilleton, avec son lot de rebondissements, de (...)

Les connaissez-vous?