Chronique Only skin (Sean Ford) - Rackham

Chronique Only skin (Sean Ford) - Rackham

Publié le jeudi 21 mars 2013 par
Mise à jour de cette page le 20 mars 2013 à 21h17min

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Sam, gérant de station-service dans une petite ville des États-Unis, est parti faire du camping en forêt et n’en est jamais revenu. Face à cette disparition inexpliquée, ses enfants, Cassie et Clay, reviennent s’installer à la station-service, après huit ans d’absence et de silence, pour comprendre ce qui s’est passé. A leur arrivée, ils découvrent que leur père n’est pas le seul disparu, mais que d’autres habitants sont concernés et que l’on a retrouvé d’eux que des doigts et du sang.

Alors que la psychose gagne peu à peu la région, le shérif ne semble absolument pas maitriser la situation et choisit d’interdire l’accès à la forêt qui présente pour lui un gros intérêt personnel et qui semble être le point commun de toutes ces disparitions. C’est dans ce mélange de conflits d’intérêts, de paranoïa, de jalousie et d’angoisse que le jeune Clay fait la connaissance d’un étrange fantôme dépressif tantôt mal intentionné, tantôt protecteur. L’apparition va le mener au cœur de la forêt où tous les protagonistes partiront à sa recherche pour découvrir l’inimaginable.

Cet album, aboutissement de cinq ans de travail, est la toute première bande dessinée de Sean Ford. Au fur et à mesure des planches, il balade ses lecteurs en plein cœur du suspense, les oriente d’hypothèses en suppositions qui restent invérifiables et incertaines, pour finalement leur apporter les réponses auxquelles on ose à peine croire.

Ce premier album est tellement réussi et tellement abouti, qu’on peine à admettre que ce soit réellement la première bande dessinée de ce jeune auteur. Son scénario est très bien écrit, il n’y a pas de temps morts. On sent que les ralentissements dans l’intrigue sont voulus par l’auteur et qu’ils servent à maintenir l’ambiance et à permettre aux lecteurs de se projeter. Le choix du noir et blanc sans aucune nuance de gris permet de retranscrire d’autant mieux l’atmosphère de ces petites villes d’Amérique profonde face à ce genre d’évènement. Le dessin de ses personnages est très rond, presque un peu naïf, et renforce d’autant plus l’impression que les protagonistes n’ont aucune prise sur ce qui se déroule autour d’eux. Bref, aucun détail ne semble laissé de côté par cet auteur qu’il va falloir suivre attentivement.

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