Sur les traces de Dracula : L'intégrale et le guide (Hermann, Séra, Dany et Yves H.) – Casterman

Sur les traces de Dracula : L’intégrale et le guide (Hermann, Séra, Dany et Yves H.) – Casterman

Publié le lundi 30 novembre 2009 par
Mise à jour de cette page le 6 mars 2018 à 10h55min

Rarement dans l’Histoire un personnage aura été aussi controversé que Vlad Dracula, l’Empaleur. Et ce n’est pas le fait que Bram Stoker, plus de quatre siècles après la mort du voïvode valaque, s’en soit inspiré pour créer ce qui deviendra dès lors l’archétype du personnage du vampire qui risquait d’arranger les choses. Aujourd’hui beaucoup pensent que Vlad l’Empaleur était effectivement un personnage peu recommandable, cruel et sans pitié, à l’image du vampire de Stoker, ce qui était en partie vrai, mais pas seulement. Comme toujours quand le mythe transcende la réalité, on a tendance à schématiser et à ne vouloir voir que le côté manichéen des choses et des êtres. Les bons d’un côté, et les méchants de l’autre. Évidemment, la vérité se situe toujours ailleurs.

Une vérité que tente de rétablir cet ouvrage conséquent (plus de 300 pages) qui mêle bande dessinée et textes explicatifs. Un ouvrage que tout amateur de vampires se devra de posséder. Un livre en trois parties bien distinctes pour tenter de faire le tour du sujet.

Première partie

Yves H. au scénario et Hermann au dessin racontent la vie de Vlad Dracula. Tiens, au fait, pourquoi ce nom de Vlad Dracula d’abord ? Tout simplement parce que son père, Vlad Basarab, qui fut couronné voïvode de Valachie (une région située aujourd’hui en plein cœur de la Roumanie, au sud de la Transylvanie qui, elle, est à cheval sur la Roumanie et la Hongrie) par le Saint Empereur Germanique et roi de Hongrie, Sigismond de Luxembourg, fut en même temps fait chevalier de l’Ordre du Dragon, et devint ainsi Vlad Dracul, ou Vlad le Dragon. L’année précédente, soit en 1430, Vlad avait eu la joie de voir naître son deuxième fils, qu’il avait prénommé Vlad, comme lui. Tout naturellement quand le petit prince accéda au trône il devint Vlad Dracula, ou Vlad le fils du Dragon.

Malheureusement, le règne de Vlad ne sera pas de tout repos, ballotté qu’il sera entre le roi de Hongrie et les Turcs, qui, chacun leur tour, se serviront du voïvode à des fins politiques peu glorieuses. C’est ainsi que, suite à une défaite des forces hongroises, transylvaines et valaques face aux Turcs, Vlad sera contraint de voir partir deux de ses fils, le jeune Vlad et son petit frère Radu, à la cour ottomane en tant qu’otages, et gages de la bonne volonté du voïvode à l’égard du sultan.

La légende veut que ce soit au cours du trajet qui mènera Vlad et Radu jusqu’à la cour ottomane que le jeune prince verra l’exécution, par les Turcs, du chef présumé d’une bande de voleurs, ses bourreaux l’empalant en bonne et due forme. Vous aurez compris que, si cet épisode est vrai, pas besoin de chercher bien loin pourquoi Vlad Dracula, lorsqu’il combattra ces mêmes Turcs, leur fera subir un châtiment similaire. Des techniques de l’ennemi appliquées en retour de bâton. Attila, mille ans auparavant, avait fait de même en combattant les romains, lui qui avait également été otage à Rome avant de revenir prendre la tête des Huns.

L’histoire de Vlad Dracula ne sera qu’une succession d’allers-retours sur le trône de Valachie, en fonction des victoires et des défaites qui étaient alors monnaie courante dans ces royaumes miniatures, soutenus ou pas, selon des circonstances politiques parfois assez obscures et confuses, par leurs suzerains. Le premier de ces règnes, très court, quelques semaines seulement, le verra s’asseoir sur le trône de son père en 1448, alors qu’il n’a que 18 ans. Mais il en sera vite chassé par Vladislav II, qui avait succédé à Vlad Dracul à la mort de ce dernier.

C’est en 1456 qu’il reviendra prendre la couronne qui, en principe, lui revenait de droit. C’est au cours de ce second règne, le plus long, six ans, et fort chaotique, qu’il va combattre les Turcs, et multiplier les empalements de prisonniers. Ces combats, il les mènera à la fois pour son propre compte, afin de protéger la Valachie des visées conquérantes de ses ennemis, mais aussi, plus ou moins, pour le compte du roi de Hongrie, qui prendra bientôt un nouveau visage en la personne de Matthias Corvin, que les historiens et les hongrois s’accordent à considérer comme le plus grand souverain que le pays ait jamais connu.

Pendant ce règne Vlad Dracula va aussi s’employer à développer son royaume économiquement, ce qui semble avoir été le cas, puisque, même si ça n’est pas l’image qui est restée de lui dans l’histoire, il semblerait qu’il ait plutôt été aimé de ses sujets. Des sujets qui, malgré tout, avaient tout intérêt à lui être loyaux puisque le voïvode n’hésitera pas, au début de ce second règne, à empaler les habitants les plus faibles de Targoviste, et à réduire les autres en esclavage pour reconstruire la forteresse de Poenari après la découverte des restes de son frère aîné, Mircea, que les boyards locaux, selon une rumeur persistante, avaient enterré vivant au moment de l’assassinat de leur père, Vlad Dracul. D’autres exemples suivront de ces empalements punitifs à l’encontre de ses sujets les moins fidèles.

En 1462 Vlad Dracula est fait prisonnier par Matthias Corvin qui aura une attitude pour le moins ambiguë à son égard, puisque, en même temps qu’il lui fera perdre son trône, il lui demandera de se convertir au catholicisme (Dracula était orthodoxe), ce qu’il fera, et lui offrira la main d’une de ses jeunes parentes. Malgré cela, et malgré le fait que Dracula était un rempart solide contre les invasions turques, Corvin ne le réinstallera pas sur le trône de Valachie. Allez comprendre…

Il se passera treize ans avant que Vlad Dracula ne parvienne à retrouver sa couronne, et ce grâce à l’appui du souverain moldave Etienne le Grand. On est en 1475, et ce sera là le dernier règne de Vlad Dracula. En effet, dès l’année suivante il doit combattre une importante armée turque conduite par Basarab Laoita, assassin de son frère Radu et usurpateur du trône de Valachie que Dracula avait chassé pour se le réapproprier. Quand je vous disais que tout ça était très compliqué. C’est devant Targoviste qu’aura lieu le combat entre les deux prétendants. Un combat que Vlad Dracula, dont l’armée se révèlera trop peu nombreuse, perdra, en même temps que sa vie. Les Turcs décapiteront le voïvode, sa tête sera expédiée à la cour du sultan, qui l’enverra ensuite dans toutes les villes les plus importantes de son empire pour prouver à ses sujets que le bourreau des ottomans était bel et bien mort et qu’il n’y avait désormais plus rien à craindre de lui. Vlad Dracula avait 46 ans, et il allait lentement passer à la postérité, quelque part entre l’Histoire et la légende.

Certes, Vlad Dracula a fait preuve de cruauté sans nom en tant que voïvode de Valachie. Mais probablement pas plus que la plupart des souverains de l’antiquité ou du Moyen-Age qui ne s’embarrassaient guère de sentiments. Il suffit de relire « La guerre des Gaules » de Jules César, par exemple, et ses récits de massacres de villes entières, ou de se pencher sur les atrocités commises par les conquistadors espagnols en Amérique, sans même parler de l’Inquisition, ou de la traite des esclaves par les puissances européennes. Il n’y a jamais eu de guerre propre, et, plus près de nous, les deux boucheries mondiales, le Vietnam, l’Irak ou l’Afghanistan sont là pour nous rappeler que, dans n’importe quel conflit, ce sont d’abord et avant tout les civils qui paient le plus lourd tribut à la folie meurtrière des hommes.

Alors oui, Vlad Dracula a fait empaler des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, mais des découvertes récentes font aussi état d’une certaine « prospérité » en Valachie sous son règne, et des témoignages révèlent une popularité tenace du voïvode. Comme toujours, rien ni personne n’est jamais complètement noir, ni jamais complètement blanc. Il n’est que de constater que de nombreux roumains, encore aujourd’hui, se prénomment Vlad (comme de nombreux hongrois se prénomment Attila) pour comprendre que Dracula n’a probablement pas été uniquement le monstre qu’on a bien voulu décrire pendant des siècles. Et puis, désormais, la plupart des historiens s’accordent à penser que la résistance de Vlad Dracula face aux invasions turques a contribué à affaiblir l’empire ottoman (il ne fut pas le seul bien sûr), et que, au bout du compte, l’enlisement turc devant Vienne en 1529 fut probablement le résultat de toute cette énergie dépensée pendant la conquête de la Hongrie.

Le récit dessiné fait 60 pages, et résume parfaitement ce que fut la vie de Vlad Dracula. Une vie chaotique, un destin erratique, une mort tragique, au moins dans son prolongement funeste. Le scénario s’attache à la biographie du voïvode, tandis que le dessin, dynamique et cru, illustre de manière forte tant les scènes de combat que les empalements, les moments de doute, les trahisons, ou les quelques moments de bonheur fugace qui jalonnèrent la vie de Vlad Dracula. Une mention particulière aux portraits en gros plan des différents protagonistes de cette destinée plus grande que nature.

Cette première partie est complétée d’un essai d’une dizaine de pages sur la construction du mythe de Dracula, l’Empaleur. Mythe savamment propagé et alimenté par Matthias Corvin lui-même qui va faire diffuser dans toute l’Europe de nombreux pamphlets à charge. Geste qui pourrait paraître surprenant de la part du roi de Hongrie alors que Vlad était l’un de ses plus puissants remparts contre les attaques ottomanes, mais qui pourrait s’expliquer par le fait qu’il a ainsi, en livrant, post mortem, Vlad Dracula à la vindicte populaire, couvert sa propre décision de ne pas affronter directement les Turcs, alors que, derrière le pape, c’est toute la chrétienté de l’époque qui en appelait à stopper l’avancée de Mehmed II puis de Soliman Ier.

Cet essai fait également le lien entre ce qu’on sait du personnage historique de Vlad Dracula, et ce qu’en a fait Bram Stoker, avec ce que ce dernier a pris chez le vrai Dracula pour son personnage, et ce qu’il n’a pas pris. Les informations utilisées par Bram Stoker révélant par là même les sources qu’ils a utilisées pour construire son héros, tant physiquement que psychologiquement. N’oublions pas que, à la fin du 19ème siècle, les connaissances sur Vlad Dracula étaient beaucoup plus floues qu’aujourd’hui. Ce qui explique aussi pourquoi Francis Ford Coppola, lorsqu’il a réalisé son propre « Dracula », a réintroduit certaines notions historiques absentes chez Stoker

Deuxième partie

Cette partie médiane est entièrement consacrée à Bram Stoker, celui qui va définitivement faire entrer Dracula dans la légende, même si son personnage de vampire est finalement fort éloigné du Vlad historique.

En 45 pages, Yves H., toujours au scénario, et Séra au dessin, vont retracer la vie de l’auteur irlandais. Une vie qui commence par de longues années d’enfance passées alitées à cause d’un mal aujourd’hui encore inexplicable. Pendant toutes ces années la mère de Bram va s’employer à lui lire d’innombrables histoires et lui raconter moult légendes irlandaises où le fantastique est roi. C’est là que l’enfant va développer son imagination fertile et son goût pour le surnaturel. Si le mal fut inexplicable, la « guérison » le sera tout autant. Elle surviendra à l’âge de 7 ans, quand le petit Abraham commencera enfin à marcher. Dès lors, l’enfant connaîtra une vie à peu près normale. Ou presque…

Car, si l’enfant manifestera très tôt sa volonté de devenir écrivain (il entamera notamment une correspondance suivie avec l’écrivain américain Walt Whitman), il sera vite ramené dans le droit chemin de la réalité par son père qui le contraindra à devenir, comme lui, fonctionnaire au Dublin Castle, le palais de justice. Durant ces quelques premières années de sa vie d’adulte, son seul rapport avec l’écriture restera son poste de critique théâtral pour l’Evening Mail, un journal local.

Il faudra attendre 1876 pour que le déclic se produise, en la personne de l’acteur anglais Henry Irving, de passage à Dublin. Ebloui par le jeu de l’acteur Bram Stoker écrira une critique dithyrambique, ce qui lui vaudra dès lors l’amitié d’Irving. Ce dernier n’aura de cesse, durant 2 ans, de convaincre Stoker de quitter son Irlande natale pour s’installer à Londres, le centre du monde théâtral britannique. Ce n’est que quand Irving rachètera le Lyceum, un théâtre londonien, et qu’il proposera à Stoker de devenir son associé, que ce dernier acceptera finalement de faire le grand saut.

Malheureusement, tout ne se passera pas vraiment comme Stoker l’avait rêvé. Complètement sous l’emprise d’Irving, le futur auteur de « Dracula » va lentement se laisser phagocyter par son mentor, au point que son mariage se délitera lentement, et que lui-même, d’associé potentiel d’Irving dans la gestion du Lyceum ne sera finalement qu’une sorte de souffre-douleur de l’acteur et des gens dont il s’entourera plus tard pour diriger le théâtre.

Malgré tout, Bram Stoker restera fidèle à Irving jusqu’au bout, s’enfonçant dans une sorte d’autodestruction morale difficile à comprendre. Le seul moment vraiment heureux pour Stoker au fil de toutes ces longues années sera quand il accompagnera Irving en tournée aux Etats-Unis et qu’il rencontrera enfin Walt Whitman, avec lequel il avait continué à correspondre régulièrement.

C’est en 1888 que Bram Stoker va se lancer enfin réellement dans l’écriture. Celle d’une pièce de théâtre qu’il aurait souhaité voir jouer par Irving. Cette année-là, Londres, et surtout le quartier de Whitechapel, est secoué par une série de crimes atroces, des meurtres de prostituées revendiquées par un certain Jack L’Eventreur. Ces faits-divers, associés aux lectures de sa mère étant enfant, et aux récents progrès de toutes sortes de sciences dans l’Angleterre victorienne, vont conduire Bram Stoker à imaginer l’histoire d’un vampire. Il lui faudra près de 10 ans pour achever sa pièce, dans laquelle il caricaturera, en bien comme en mal, son entourage immédiat, à commencer par Irving dont fera à la fois Abraham Van Helsing, le chasseur de vampires, et Dracula. Stoker y apparaîtra également, devenant Jonathan Harker, le jeune clerc de notaire, et Renfield, la pitoyable créature mangeuse d’insectes, tous deux, à leur manière, sous la coupe de Dracula, comme l’écrivain était lui-même sous la coupe d’Irving.

Mais l’acteur refusera de jouer la pièce de Stoker, n’en autorisant qu’une seule et unique lecture. C’est ainsi qu’elle sera publiée dans l’urgence puisqu’elle se sera vu refuser la représentation sur les planches. « Dracula » aurait-il connu le même succès si Irving avait accepté de jouer la pièce ? Aurait-elle même été publiée d’ailleurs ? Le proverbe prétend qu’à quelque chose malheur est bon, ce fut peut-être vrai pour « Dracula », puisque le livre allait connaître un succès retentissant, mais pas immédiat puisqu’il fut édité dans l’indifférence générale pour son premier tirage.

Henry Irving mourut en 1905, et Bram Stoker en 1912. La mort de l’écrivain irlandais passa inaperçue, occultée qu’elle fut par un évènement qui eut lieu cinq jours plus tôt et qui fit la une de l’actualité anglaise pendant pas mal de temps, le naufrage du Titanic. Jusque dans sa mort, Stoker sera donc passé à côté d’une vie somme toute assez terne. Si ce n’était son livre, l’un des ouvrages les plus vendus au monde, encore aujourd’hui, sans même parler de ses adaptations cinématographiques, à commencer par le « Nosferatu » de Murnau en 1922, en passant par les créations de Bela Lugosi et Christopher Lee, ou, plus près de nous, le remake de « Nosferatu » par Werner Herzog, avec l’immense Klaus Kinsky, et le « Dracula » de Francis Ford Coppola.

La BD est absolument superbe, traitée en bichromie, un noir et blanc bleuté, parfois juste rehaussé de parcimonieuses taches de couleurs (rouge ou jaune). Le récit s’attache au strict respect de la biographie de Bram Stoker, même si, notamment pour les évocations plus « fantastiques », il n’hésite pas à jouer de cette ambivalence entre réalité et fiction. Certains passages de la vie de Stoker sont également soulignés d’extraits de son livre, histoire de bien montrer la part d’autobiographie introduite par l’auteur dans son ouvrage.

C’est d’ailleurs ce à quoi s’attache plus particulièrement l’essai d’une quinzaine de pages qui fait suite au récit dessiné. Yves H. nous explique en détail où et chez qui Bram Stoker a puisé ses sources et son inspiration lors de la rédaction de « Dracula ». De la même manière, Stoker s’est servi de faits dont il a lui-même été témoin ou qui se sont déroulés dans l’Angleterre de la toute fin du 19ème siècle, sans parler du cercle de ses proches qu’il a mis en scène, en en faisant des personnages d’une dualité parfaite, chacun ayant son avatar bon ou mauvais. Un décorticage en règle de ce que Oscar Wilde avait qualifié de « plus beau roman du siècle ».

Troisième partie

Cette troisième et dernière partie est plus particulièrement destinée à repartir, un siècle après la parution du roman, sur les traces de Dracula.

La bande dessinée « Transylvania » permet à Dany, toujours à partir d’un scénario de Yves H., de mettre en scène le voyage d’un dessinateur (Dany lui-même ?) et de sa compagne dans la Roumanie d’aujourd’hui. Un récit « initiatique » qui les conduira sur les traces du véritable Vlad Dracula aussi bien que sur celles du personnage de Stoker. Tout au long des 45 pages du récit le couple connaîtra bien des vicissitudes, y compris fantastiques, qui les conduiront à se demander s’ils ne furent pas, eux aussi, victimes d’un Dracula qui hanterait toujours les paysages de Valachie et de Transylvanie. Là encore, la frontière entre réalité et fiction sera bien difficile à établir.

Le dessin de Dany, d’une précision scrupuleuse, rend parfaitement les détails des paysages, constructions, et habitants de la Roumanie d’aujourd’hui. J’ai moi-même fait un voyage identique récemment, et j’ai parfaitement reconnu ces lieux toujours empreints d’une sorte de mystère indéfinissable, peut-être uniquement alimenté, inconsciemment, par les livres et les films consacrés à Dracula, ou aux vampires en général. N’empêche…

Les dernières pages de cet ouvrage sont consacrées à une étude sur les vampires, en s’attachant à leurs origines culturelles, mais également aux superstitions ayant encore cours en Roumanie aujourd’hui.

Le tout est complété d’un guide de voyage qui vous sera fort utile si, vous aussi, vous souhaitez vous lancer sur la piste de Vlad Dracula, de son incarnation littéraire, ou sur celle de Bram Stoker.

A tout seigneur tout honneur, c’est donc la Roumanie que nous propose tout d’abord de découvrir ce guide, avec un voyage en deux parties, la première, de Bucarest à la Passe de Borgo, à la recherche du véritable Vlad Dracula, dont les traces sont encore nombreuses aujourd’hui, la seconde s’attachant plutôt à retrouver les lieux décrits par Bram Stoker dans son roman, dans la foulée de son personnage fictif. Notons au passage que Stoker n’a jamais mis les pieds en Roumanie, et que les descriptions qu’il fait dans son livre sont essentiellement le fruit de longues lectures d’ouvrages historiques ou géographiques de l’époque. Ce guide ne serait pas complet sans quelques allusions au Dracula moderne que fut Ceausescu, ni sans quelques excursions hors Roumanie, en Bulgarie, en Turquie, et en Hongrie, qui furent également fréquentées par Vlad Dracula.

Ce guide, de près d’une centaine de pages, est joliment agrémenté de dessins et de croquis de Dany, ainsi que de photos traitées à la tablette graphique, ce qui conserve à l’ensemble une certaine cohérence visuelle. Précisons que, si vous voulez visiter la Roumanie, il se suffit à lui-même, même pas besoin de faire les frais d’un guide plus « officiel » puisqu’en le suivant vous verrez quasiment tout ce qu’il y a de plus intéressant à voir dans le pays. Je peux en témoigner puisque, encore une fois, j’ai moi-même fait ce voyage, avant de lire cet ouvrage, et que j’ai visité quasiment tous les lieux décrits ici.

Pour parfaire vos connaissances sur le sujet, d’autres mini guides vous emmèneront à Dublin, à Londres et en Nouvelle-Angleterre (États-Unis), à la découverte cette fois de Bram Stoker, histoire de retrouver les lieux qu’a fréquentés l’auteur.

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