Raymond Poïvet Bibliographie

Raymond Poïvet - Auteur
Scénariste
Dessinateur

Biographie

Raymond Poîvet, grande figure de la bande dessinée réaliste, dessinateur au trait éblouissant, campe des personnages inoubliables (Mam’zelle Minouche, Tintin, Lucky Luke...) qu’il fait évoluer dans des décors fabuleux dignes de son maître américain Alex Raymond.
Raymond Poïvet fait des études d’art et d’architecture à l’École des beaux-arts de Paris et se lance très vite dans le dessin d’illustration et de mode. En 1940 il commence une carrière de dessinateur de bandes dessinées. En 1944, sont publiées dans Le Téméraire, seul périodique de bandes dessinées de l’époque (publication collaborationniste française), quelques planches banales sur 4 numéros (il remplace Auguste Liquois pour continuer la bande-dessinée Vers les mondes inconnus). Il passe l’épuration sans difficulté, et après la guerre travaille pour les deux plus grandes revues françaises de bande dessinée, d’obédience communiste, Coq hardi et Vaillant — qui en 1969 deviendra le magazine Pif.
C’est précisément en 1945 dans Vaillant que Poïvet crée les premières bandes dessinées françaises de science-fiction d’après guerre Les Pionniers de l’Espérance, sur des scénarios de Roger Lecureux alors âgé de 22 ans dont c’est le 1er scénario véritablement élaboré (la même année, le pendant de la série dans Coq Hardi devient la Guerre à la Terre, de Auguste Liquois — puis Dut — et Marijac, jusqu’en 1948). Rapidement, cette série culte — dont la longévité est remarquable, puisqu’elle durera jusqu’en 1973 — est reconnue comme un modèle par la profession, au même titre que celles des grands dessinateurs américains comme Hal Foster, Milton Caniff ou Alex Raymond. Pourtant, en 1973, Poïvet est brutalement « remercié » par l’éditeur Vaillant, sans aucune explication.
Raymond Poïvet dessine également d’autres bandes pour différents magazines : Colonel X dans le Coq hardi, Mam’zelle minouche dans L’Humanité, et Guy Lebleu ou Mark Trent Voyage dans le temps dans Pilote, hebdomadaire aux tout débuts duquel il participe.
Il fonde un atelier 10, rue des Pyramides à Paris (L’Atelier 63, ou Studio Trèfle), lieu de discussions et d’échanges, où l’on verra se presser de jeunes dessinateurs aujourd’hui célèbres : Uderzo, Forest, Mandryka, Druillet, Gigi (le futur Président du Prix R. Poïvet), Roland Garel, Jean Le Moing, créateur de la mascotte Malabar (Chewing-gum).
Vers la fin de sa vie, il préfère se consacrer au dessin au feutre, au fusain ou à la gouache, et explorer les grandes figures de la mythologie.

Bibliographie de Raymond Poïvet

Cette bibliographie reprend la liste des séries auxquelles Raymond Poïvet a participé, puis la liste de ses oneshots, le tout étant classé par ordre alphabétique.

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