Forum
Prochaines parutions Dernières sorties
Votre Compte
Newsletter
Gestion de collection

Réveil Critique de Vincent Lapalus

Série Black Magick
10 janvier 2018 - Album 160 pages - Édité par Glénat

Black Magick, une ambiance polar et sorcellerie pour la nouvelle série indé de Greg Rucka, accompagné par la talentueuse Nicola Scott, avec un personnage féminin de plus à mettre au compteur du scénariste, après Queen and Country, Whiteout, Lazarus, Wonder Woman, Gotham Central et j’en passe...

Nous suivons donc Rowan Black, flic dans le civil mais pas seulement. Au service de l’Etat, elle est aussi une "wiccan" à ses heures perdues. Elle aime les réunions avec ses amies sorcières dans la forêt et s’adonner à la pratique du "magick". Mais un événement va faire basculer tout ça : une prise d’otage dans un restaurant va bousculer son petit quotidien. Elle cache ses pratiques anciennes à tout le monde, mais le preneur d’otage, qu’elle ne connaît pas, la connaît lui-mêmetrès bien et tente d’immoler la belle. Peine perdue, Rowan jette un sort de contre-mesure et c’est le pauvre bougre qui finit enflammé. De là Rucka tisse un scénar’ classique, mâtiné de surnaturel mais bien mené comme à son habitude.

Ro(wan) mène l’enquête aidée par son amie Alex, elle aussi magicienne. Elle devra trouver l’identité du preneur d’otage qui l’a prise pour cible, et découvrir ses motivations. Une chasse aux sorcières des temps modernes, et la secte religieuse qui va avec. En plus de cela, aidée de son coéquipier, elle doit résoudre une affaire de meurtre tout en cachant ses véritables objectifs... En bref, cette super-flic joue sur plusieurs tableaux et la tâche s’avère assez compliquée.

Greg Rucka construit un récit droit, carré, de manière irréprochable : rien n’est laissé au hasard et on se laisse porter très naturellement par l’intrigue. L’auteur est doué pour écrire des personnages féminins à la fois forts et nuancés comme dans plusieurs de ses productions antérieures. Rucka fait partie de cette génération d’auteurs qui maîtrisent le polar sur le bout des doigts comme Ed Brubaker, Brian Michael Bendis ou Brian Azzarello. Des boss du genre.

Côté graphisme, Nicola Scott fait un travail superbe. Son trait est à la fois, simple, beau, impeccable lui aussi, rond et fouillé. Il sert très bien l’histoire et sans en mettre plein la vue, il est ample et se suffit à lui-même. La mise en couleur chatoyante, typique du comics, est quasi absente, sauf pour accentuer l’effet "magique" d’un sort ou d’un corps consumé par les flammes. Les trames de gris sont à l’honneur avec un beau boulot sur les différents reliefs du dessin, ce qui confère un petit côté film noir des années 50 à cette oeuvre, comme l’artiste australienne avait déjà oeuvré sur Wonder Woman Rebirth.

Pour finir, Black Magick est d’une lecture agréable, faite par deux artistes en forme, dont on attend la suite.

Par Vincent Lapalus

Notes des internautes

0 vote
Dans la même série
A lire également