Série Vertiges de Quito (Les) - 9782754811378© 2014 Futuropolis / Tronchet

Oneshot

Vertiges de Quito (Les) Critique de Arnaud Lamy

21 août 2014 - Album 120 pages - Édité par Futuropolis

Amérique du Sud. Sur la ligne sismique de la Bolivie à l’Équateur.
Partis pour 12 mois à Quito en Équateur, ville verticale en équilibre au bord du précipice, Didier Tronchet, sa compagne, leur jeune garçon et le chat y sont restés trois ans. Ce voyage a fait l’objet de plusieurs articles parus dans la revue XXI et à un recueil de textes (Vertiges de Quito aux éditions La Table Ronde). Le créateur de Jean-Claude Tergal revient à la BD et nous offre un joli récit d’un pays peu connu, entre reportage et carnet de route, composé de trois parties.

Le pitch : Ma rue à Quito – Accrochée aux flancs du volcan Guagua Pichaincha, Quito est une ville située à 2 850 mètres d’altitude. Une seule et simple rue, qui dévale et serpente sur 6 km, dans laquelle vivent Didier Tronchet et sa famille.
Un ambassadeur chez les Sauvages – Anne parle le quechua, la langue des indiens de la Selva. C’est donc souvent qu’elle va visiter les indigènes de Sarayaku, en Amazonie. Sur leur territoire, du pétrole a été découvert. La communauté est menacée…
Le salar de la peur - « Rejoignez-moi au Salar d’Uyuni » avait dit Anne. Voici donc le père et le fils en route vers le plus grand lac salé du monde. Sans se douter qu’ils y trouveraient là-bas un invité surprise : le diable !

Cet album débute par le descriptif de l’univers que découvre Didier Tronchet. La descente de cette rue à l’architecture particulière, nous permet de glaner d’étonnantes anecdotes. Sans en avoir l’air, l’auteur nous livre, pour nous lecteurs de l’autre bout du monde, un choc socio-culturel. Vient ensuite le voyage de l’ambassadeur, qui, en compagnie de l’auteur (dans un voyage en avion qui donne mal au cœur...) et de sa femme, rencontrent les Indigènes (on ne dit pas "Indiens" !). On se rend compte de la condition de ce peuple de la Selva amazonnienne, Didier Tronchet est toujours dans l’observation, et ne se positionne pas en donneur de leçons moralisateur. Cet album se referme sur le voyage de la famille vers le plus grand lac salé au monde, qui permet à l’auteur de se rapprocher de son fils, subtilement restitué. Le parti pris du graphisme colle bien à ce récit, les couleurs chaudes permettent de mettre en valeur cette ballade au bout du monde.

On a l’impression de faire partie de la famille, à qui Didier raconte cette parenthèse dans leur vie.

Arnaud Lamy

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