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Deadline Critique de 9e Art En Vienne

Oneshot
4 septembre 2013 - Album 96 pages - Édité par Glénat

Les premières planches installent une ambiance de western : en 1904, dans le Tennessee. Hartsville, une rue vide et endormie, un saloon. Un homme à cheval : Louis Paugham. Il n’aura aucun mal à abattre à bout portant le vieux capitaine Leister, et à repartir. Vengeance accomplie.

1864. Camp d’Anderson en Georgie, pendant la guerre de Sécession. Les prisonniers nordistes sont parqués à ciel ouvert, sous un soleil de plomb, derrière une ligne blanche, la Deadline : franchir cette ligne, c’est mourir. Le jeune soldat confédéré Louis Paugham va se retrouver engagé dans cette guerre des Blancs contre les Noirs, du Nord contre le Sud, sans vraiment comprendre. Ses parents ont été tués par des Noirs, il a été élevé par un homme engagé dans la lutte contre l’esclavage et ne sait plus très bien qui il est. Il est alors chargé de surveiller un groupe de prisonniers. Parmi eux, un grand Noir, fascinant, mutique, fier et imperturbable. Beau aussi. Louis Paugham va en tomber amoureux. Il n’aura plus aucun répit...

Le scénario de Bollée nous emmène à travers une guerre de Sécession impitoyable, puis dans un monde déchiré et bouleversé, avec un héros aux fêlures profondes. Le malaise est palpable et permanent, proche de l’horreur parfois.

Mais c’est sans aucun doute le dessin et les couleurs de Rossi qui nous ont enthousiasmés : des ambiances torrides et jaunes, une nuit d’orage magistralement rendue, des visages veloutés dans la pénombre. Sans parler des cadrages, qui traduisent très efficacement émotions et tensions. On se laisse complètement emporter !

Par 9e Art En Vienne

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