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Photo de la favela Critique de E. Aubague

Oneshot
14 juin 2012 - Album 80 pages - Édité par Des ronds dans l’O

Voilà un album qui classe les clichés ! Ce roman graphique raconte l’histoire du photographe Mauricio Hora. Originaire de Morro de la providéncia, la plus ancienne favela du Brésil, Mauricio aurait pu faire comme son père, son frère où ses amis, devenir trafiquant de drogues. Dans la favela cela semble un métier d’avenir en tout cas respecté et qui permets aux gosses du coin d’avoir une certaine situation. Élevé par ses grands parents pendant sa plus tendre enfance, il voit son père dans le parloir de la prison, sa mère n’a pas les moyens de le l’élever seule. Lorsque son père sort de prison, il retourne vivre avec ses parents et y découvre le « métier » de son père, la schizophrénie de sa mère et les violences policières aussi illégales que régulières. Pourtant, lui fait le choix de travailler dans l’orfèvrerie, et à 16 ans il est déjà très doué et gagne bien sa vie. Mauricio Hora aurait pu rester orfèvre toute sa vie, mais non, car un jour alors qu’il va chercher sa paye chez son patron il voit un vieux Pentax. Ce jour et cet appareil vont complètement changer sa vie.

L’histoire qu’André Diniz raconte dans ce roman graphique est réelle. C’est celle de Mauricio Hora, photographe aujourd’hui mondialement reconnu. C’est aussi celle d’un choix, celle de l’espoir. A travers la vie de ce photographe, André Diniz casse les clichés en montrant qu’on peut trouver de la beauté et de la richesse dans des endroits insoupçonnés. Son graphisme est superbe et très original, on a parfois l’impression que tout l’album est fait avec des collages. Le seul petit défaut que l’on peut signaler est que cette techniques rend parfois complexe la reconnaissance des personnages.

L’album est vraiment magnifique, et on a presque hâte de le terminer pour pouvoir admirer les photos tout aussi superbes de Mauricio Hora, dont on entend parler pendant plus des deux tiers de l’album, ce qui fera d’ailleurs presque regretter qu’aucune ne soit incluse dans les pages de la bande dessinée et qu’il faille attendre toutes ces pages pour en admirer enfin une.

Par E. Aubague

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