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Personne ne me fera de mal Critique de E. Aubague

Oneshot
23 septembre 2012 - Album 160 pages - Édité par Rackham

Pour les personnages de Giacomo Monti, l’avenir semble bien terne et monotone. A travers plusieurs tranches de vie d’anonymes, il montre l’ordinaire de ces gens blasés par leurs existences mais ne cherchant pas à s’extirper de leur médiocrité. Les personnages sont caricaturaux et banaux à la fois. On croise des serveurs qui ne pensent qu’à leur prochaine conquête féminine quitte à la payer, un paparazzi prêt à tout pour obtenir son scoop, même à prendre le risque de devenir paraplégique pour que les médias parlent de ses photos, un groupe d’amis dont l’étroitesse d’esprit et la haine de la différence vont jusqu’à l’agression d’un prostitué transsexuel. Enfermés dans leurs existences sinistres, même l’annonce de l’arrivée imminente d’extraterrestres ne semble pas les émouvoir. Et ils ne s’y préparent d’aucune autre manière qu’en cherchant comment en tirer profit.

Cet album est déroutant et amène à réfléchir sur nos propres existences. On y ressent l’absence quasi-totale d’espoir pour l’avenir de l’humanité. L’écriture et la mise en image du scénario est si bien faite, que l’arrivée des extraterrestres ne nous étonne et ne nous inquiète pas et semble tout à fait plausible. L’ambiance assez oppressante de cet album est renforcée par le dessin simple et épuré de Giacomo Monti. La petitesse des cases et le dénuement dans les décors et les expressions des personnages accentuent d’autant plus le malaise que le scénario cherche à créer.

Par E. Aubague

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