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09 janvier 1952 à Paris
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Frank Margerin

Frank Margerin

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Découvrir l'univers de Frank Margerin (1952), c'est s'immerger dans l'univers de Paris Banlieue, au coeur d'une famille : les potes de Lucien, le rock'n'roll et les mob'. Frank passe la majeure partie de son enfance dans une HLM de la Porte d'Asnières. Il se réfugie dans le dessin à la séparation de ses parents. A l'école, il amuse la galerie en caricaturant ses professeurs dans les marges de ses cahiers. Soutenu par son entourage, Frank prend peu à peu conscience de son talent.Sur les conseils d'un ami de son père, peintre, Margerin s'inscrit aux Arts Appliqués à la fin de la troisième. Les cours le passionnent. Spécialisé et formé dans le métier de laqueur et dessinateur (...)Lire la suite

Découvrir l'univers de Frank Margerin (1952), c'est s'immerger dans l'univers de Paris Banlieue, au coeur d'une famille : les potes de Lucien, le rock'n'roll et les mob'. Frank passe la majeure partie de son enfance dans une HLM de la Porte d'Asnières. Il se réfugie dans le dessin à la séparation de ses parents. A l'école, il amuse la galerie en caricaturant ses professeurs dans les marges de ses cahiers. Soutenu par son entourage, Frank prend peu à peu conscience de son talent.
Sur les conseils d'un ami de son père, peintre, Margerin s'inscrit aux Arts Appliqués à la fin de la troisième. Les cours le passionnent. Spécialisé et formé dans le métier de laqueur et dessinateur textile, c'est vers le dessin humoristique que Frank se dirige. La collocation avec ses camarades des « Zarza » dans un pavillon de banlieue le pousse à accepter des petits boulots.
Armé de son dossier de bandes dessinées sous le bras, Margerin démarche quelques agences de publicité qui admirent son style sans lui confier de projet. Il signe ses premiers contrats avec les magazines de charme Lui et PlayBoy qui publieront ses premières illustrations (notamment pour illustrer des sujets hyper érotiques comme un article sur la foire au jambon !).
En rendez-vous aux éditions Nathan, Margerin croise la route de Jean-Pierre Dionnet. Celui-ci lui propose quatre pages dans le magazine Métal Hurlant, magazine spécialisé dans la Science-Fiction. Margerin aurait préféré Pilote, dont il se sent plus proche artistiquement, il accepte de relever le défi. Il réalise ses premières véritables planches et se coltine pour la première fois un scénario : ce sera "Simon et Léon". Sa participation au magazine durera jusqu'au dernier numéro, courant 1987.
Entre temps, Margerin s'est fait un nom dans le milieu. Il enchaîne les albums et son dessin au trait plein, qui rebutait certains publicitaires à ses débuts, est maintenant à la mode. Ses gros nez sont partout ! Il signe des pochettes de disques pour Olivier Lorquin, Nino Ferrer et dessine même la pochette de l'album humanitaire "Ethiopie" en 1984.
1993 : c'est le grand couronnement au Festival d'Angoulême : Frank Margerin est enfin reconnu par ses pairs, il est élu président du festival. Il passera six mois à préparer l'évènement, entre les décors, mises en scènes et autres cartons d'invitations, dossiers de presse et jeux créés pour l'occasion.
Les Humanoïdes Associés lui mettent quelques peu la pression pour la sortie d'un nouvel album. Margerin se voit contraint de sortir un "vrai faux" nouvel album : Lucien le retour. Cet album ne contiendra finalement que très peu d'inédits, la majeure partie des histoires ayant déjà été publiées dans les albums collectifs de la série Frank Margerin.
A la même époque, Jingle propose à l'auteur de créer une série d'animations avec Lucien. Margerin, pas très friand à l'idée de voir son personnage dénaturé à l'écran, décide de créer un personnage spécialement pour cette série : Manu. Nez pointu, houppette et perfecto, Manu est un adolescent turbulent de quatorze ans qui en fait voir de toutes les couleurs à son pote Robert. Les histoires sont plus légères qu'à l'accoutumée et le public visé est plus jeune. Margerin s'implique et consacre beaucoup de temps au projet : il donne ses instructions et élabore les story-boards depuis Angoulême... le travail se poursuivant ensuite au Japon, loin de tout contrôle.
Le dessin animé tardant à sortir, Margerin publiera trois volumes de Manu, épaulé pour les deux premiers albums par Alteau à l'encre et par sa femme aux couleurs.
En 1998, sort Ricky chez les Ricains, l'album tant attendu de Lucien aux USA. Ricky et ses Riverains (from Malakoff) tentent d'imposer leur rock bien franchouillard et de se faire un nom Outre-Atlantique. Lucien retrouve comme promis Suzie même si cet aspect là du scénario n'est pas au centre de l'histoire. L'album regorge de véritables pépites : les gags en arrière-plan sont nombreux et la caricature faite des américains plutôt juste. Pour la première fois, Margerin dit s'être documenté pour coller au mieux à la réalité (même s'il connaissait un peu cette région du monde, son frère habitant San Francisco). S'en suivra Week-end motards, paru en 2002, racontant les périples de la bande à Ricky (Lucien étant plus ou moins relégué au second plan le temps de cet album) en partance pour les 24 heures du Mans. Margerin, grand fan de moto déclarera ne pas être complètement satisfait de cet album, la fin ayant été un peu tronquée faute de temps.
Margerin délaissera quelques temps ses personnages fétiches et créera Momo, livreur au grand coeur plongé dans une réalité bien plus actuelle. Exit le vieux rock ‘n' roll et les vieilles mobs, Momo évolue dans un univers où l'on roule en scooter et où l'on écoute du rap, mais où les personnages ne sont jamais réellement bien méchants. Trois albums seront publiés chez Albin Michel entre 2002 et 2005.
Celui qui avait toujours refusé de créer un héros récurrent se laisse pourtant prendre d'affection pour une de ses créatures : Lucien, rocker rebelle à la banane, s'impose peu à peu au fil des histoires. D'abord grassouillet avec de grosses rouflaquettes, Lucien le voyou s'affinera physiquement et mentalement au fil des années jusqu'à devenir le personnage central des histoires. Accompagné par ses fidèles amis Ricky (inspiré par Frentzel, un ami de l'auteur) et de Gillou (inspiré par son frère), Lucien déserte petit à petit les mobs et les flippers pour tenter de s'insérer dans la vie adulte. A ce titre, l'album Lulu s'maque marquera une nouvelle ère pour le personnage dont les aventures s'étalent maintenant sur tout l'album en une seule et même histoire. Challenge relevé pour le dessinateur qui ne se sentait pas d'écrire des scénarios à ses débuts.
2008 : Margerin est transféré chez Fluide Glacial, qui louchait sur le dessinateur depuis quelques années... Pour sa première contribution chez Fluide Glacial, Margerin frappe un grand coup en faisant réapparaître Lucien, huit ans après ses dernières aventures. Chose rare en bande-dessinée, le dessinateur fait vieillir son héros. La banane a blanchi, le ventre a poussé et Lucien s'est "pépérisé" dans sa petite vie de famille. Deux enfants et une femme folle d'internet, Lucien vend des grattes et donne des cours à des ados. Il tente après quelques rencontres fortuites avec ses anciens camarades de remonter leur groupe de rock et de percer dans un show télé.
Le nouvel éditeur profite de ce succès pour rééditer les premiers albums de Margerin : 8 tomes. Frank continue de raconter les aventures du Lucien et peut-être de son fils, un moyen pour l'auteur de faire intervenir son propre garçon. Il publie depuis le début de l'année 2009 des histoires courtes dans le magazine Fluide Glacial : "Le tri" puis "Opération Gros Nez", des histoires que l'on retrouve dans l'album "Père et fils" sorti la même année.
"La Bande à Lucien" sort en 2011 et là aussi Margerin renoue avec des histoires plus courtes. Le cousin Nanard ré-apparait le temps d'une histoire.
"Je veux une Harley" sort en septembre 2014 aux éditions Dargaud.Réduire

Dernier titre publié
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Quinquas (...)
Série:
Je veux une Harley
Scénario:
Dessin:
Frank Margerin
Editeur:
Parution:
16 juin 2017
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