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mardi 18 septembre 2007, par Thomas Clément
Ce n’est pas réellement une surprise puisque l’information avait été diffusée dès le 30 mai 2007 par le Nouvel Observateur dans son numéro 2220. Elle avait d’ailleurs été reprise timidement sur les sites spécialisés, comme par exemple l’excellent Wartmag : Denis Olivennes, PDG de la FNAC, envisageait très sérieusement de devenir calife à la place du calife, c’est à-dire prendre la place enviée de sponsor officiel occupée alors par les centres E. Leclerc.
Restait tout de même à régler un petit problème : le montant de la participation, qui, toujours selon le Nouvel Observateur, se monterait à 500 000 euros. Le budget a semble-t-il été bouclé récemment, puisque le site officiel du festival vient d’annoncer aujourd’hui l’arrivée de la SNCF et de la FNAC en tant que sponsors officiels du FIBD.
L’avenir dira si ce changement est une bonne chose, mais l’arrivée de la FNAC, qui a toujours respecté en France la loi Lang sur le prix unique du livre, devrait d’ores et déjà réjouir de nombreux acteurs de l’édition.
En 1990, la ville d’Angoulême vit une période trouble. La calme préfecture de la Charente fait alors la Une des journaux en raison de la fuite de son maire en Amérique Latine, des factures impayées et du déficit qu’il laisse derrière lui, et d’un Festival dont les caisses sont vides.
Michel-Edouard Leclerc, sincère amateur de bande dessinée [1] et habile commerçant, joue alors sur les deux tableaux en sponsorisant financièrement et en communiquant sur la bande dessinée. L’arrivée d’un marchand dans le Temple du Neuvième Art avait fait grincer beaucoup de dents, mais le festival était sauvé, et les esprits s’étaient refroidis. Ce partenariat aura duré dix-huit éditions du FIBD.
[1] Il a d’ailleurs publié avec Chantal-Marie Wahl chez Flammarion en 2003 Itinéraires dans l’univers de la bande dessinée une série d’entretiens avec de nombreux auteurs reconnus